L’organisation FRATSHIK ASBL tire la sonnette d’alarme sur les conditions de gestion de la morgue de l’hôpital général de référence de Tshikapa. Dans une déclaration publique, son président du conseil d’administration, Trésor Ngandoko Muayila, dénonce une situation qu’il qualifie de « chaotique et inacceptable ».
Selon lui, la gestion actuelle de cette morgue est marquée par de graves dysfonctionnements, portant atteinte à la dignité des défunts ainsi qu’aux droits de leurs familles. Il évoque notamment une mauvaise organisation et un manque criant de conditions adéquates pour la conservation des corps.
« La ville de Tshikapa ne dispose plus d’un cadre décent pour préserver les dépouilles de nos proches, à cause d’une gestion défaillante », a-t-il déclaré.
Face à cette situation, la FRATSHIK ASBL appelle les autorités provinciales à agir en urgence. Elle exige notamment la révocation immédiate des responsables actuels de la morgue et demande des sanctions à l’encontre de la ministre provinciale de la Santé, pointée du doigt pour son manque de vision et d’efficacité dans ce dossier sensible.
Par ailleurs, l’organisation salue les initiatives de certains acteurs de bonne volonté, notamment le sénateur Clément Muya Muboyayi, qui s’est engagé dans la réhabilitation de la morgue. Elle invite également les notables et les forces vives de Tshikapa à se mobiliser afin de garantir un fonctionnement digne et respectueux de ce service essentiel.
Il convient de rappeler que, depuis plusieurs mois, de nombreuses familles rencontrent d’énormes difficultés pour faire conserver les corps de leurs proches, faute d’infrastructures appropriées. Une situation préoccupante qui nécessite une intervention rapide et efficace des autorités compétentes.